bus groove
19 sept. 2009
Si la voiture individuelle gagne un peu de terrain en Inde, le bus reste encore
le grand moyen de déplacement pour les distances moyennes.
Dans la hiérarchie des routes indiennes le bus se partage la première place avec le truck. C’est à dire qu’ils ont priorité partout .Pour eux, tout est permis : Klaxon les plus forts en signe d’avertissement et ils passent.
A bord il y a le chauffeur et souvent un voire deux comparses, physionomistes qui font payer les tickets en se faufilant dans la foule.
Ici les bus font toujours le plein, les controleurs sont aussi les rabatteurs
Ils crient les destinations dans les rues en recherche de clients.
bus groove : un exemple de rabattage et chauffage de moteur dans le nord

Pour la caisse ils mettent les billets en éventails entre leurs doigts
Autre petit métier, aux stations fouleuses, les « tasseurs » dont l’activité est de crier pour que les gens se compactent au maximum dans les bus.
pour la sécurité on s’en remet aux dieux : il y un autel dans la cabine et le chauffeur est auréolé de guirlandes lumineuses.

Un bus repeint à neuf , ils ne le sont pas tous.
Dans le Nord, les bus ont des portes, ceux du sud s’en passent ; seules restent des bavettes en plastique pour les jours de pluie.
Grand sport national pour les jeunes indiens, attraper le bus en marche.
La fin de la partie est sifflée par le controleur.
La musique est aussi omniprésente pour soutenir le tempo, et bien sur plus la sono est puissante plus c'est fort ! Certains bus sont équipés de "DVD miracle", faute de miracle c'est en fait deux écrans qui projettent du cinéma indien bas de gamme avec son lot de héros bedonnants et moustachus.
Pour les grandes distances pas besoin de descendre du bus. Aux arrêts, c'est comme dans les trains, on assiste à un défilé extérieur et intérieur de vendeurs en tout genre.

samosa et autre fritures
sweets
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